Imaginez une population de 11 millions de personnes et seulement 2 optométristes pour les servir.
Voilà le véritable ratio en Haïti, un pays continuellement confronté à de grandes difficultés, y compris l’instabilité politique, une économie pauvre, des catastrophes naturelles, la pandémie de COVID-19 et plus. L’accès aux soins de la vue à l’extérieur des grandes villes est pratiquement inexistant, sauf pour les services offerts dans le cadre de missions humanitaires médicales.
En 2017, Optometry Giving Sight s’est associée à l’Université d’état d’Haïti, l’Université de Montréal, VOSH/International, Charity Vision et la Brien Holden Foundation pour fonder l’École d’optométrie en Haïti. Les partenaires se sont fixé l’objectif d’accroître le nombre d’optométristes formés au pays et d’établir un centre de la vision universitaire où des soins optométriques et de la formation seraient offerts.
Aujourd’hui, près de 60 étudiants sont inscrits dans le programme de cinq ans, qui produira sa première cohorte d’optométristes diplômés si certains obstacles sont surmontés. En raison des troubles civils en Haïti, la formation clinique en personne est difficile à obtenir pour les étudiants de cinquième année. Les restrictions dans le contexte de la pandémie de COVID-19 ont fait en sorte qu’ils étaient difficiles pour les optométristes étrangers de se rendre en Haïti, tandis que la précarité de l’accès à Internet ne permet pas l’apprentissage en ligne. De plus, il y a beaucoup d’incertitude autour des lois gouvernementales pour reconnaître l’optométrie en tant que profession médicale agréée.
Malgré ces défis, l’École d’optométrie en Haïti continue de fonctionner et ses étudiants demeurent déterminés à recevoir leur formation pour offrir des soins de la vue dans leur collectivité. Toutefois, il y a encore beaucoup à faire pour s’assurer qu’ils y parviennent.
Optometry Giving Sight a accordé une aide financière et à investi des ressources pour continuer de soutenir l’école au cours des dernières années, et elle est continuera de le faire dans un avenir rapproché. En plus d’avoir contribué à améliorer l’accès à Internet pour l’éducation en ligne, OGS a également travaillé de concert avec VOSH/International pour offrir des cliniques d’enseignement en personne aux étudiants en dernière année du programme.
Ainsi, en 2021, VOSH-Pennsylvania a mené une mission éducative par l’intermédiaire d’un projet nommé Je ayisyen (yeux haïtiens) dans le cadre duquel les étudiants ont pu perfectionner leurs compétences cliniques, acquérir l’expérience nécessaire auprès des patients et renforcer leur sentiment de confiance. La première clinique a été tenue au New Hope Hospital à Cap-Haïtien, dans le nord du pays. Cette expérience a mis en évidence la nécessité d’une formation clinique plus supervisée et d’un accès aux patients pour que les étudiants puissent terminer leur formation en optométrie.
La détérioration de la sécurité en Haïti a retardé la tenue d’une deuxième clinique d’enseignement, mais OGS, OSH/International, VOSH-Pennsylvania et leurs partenaires ont finalement réussi à en organiser une dans la nouvelle clinique de soins de la vue du New Hope Hospital. Onze étudiants de cinquième année de l’École d’optométrie en Haïti y ont passé une semaine, où ils ont pu rafraîchir leurs connaissances et leurs compétences quant aux procédures cliniques, à l’utilisation de l’équipement, aux formulaires pour les patients et à l’organisation des tâches. Les étudiants ont vu un total de 289 patients, soit une moyenne de 26 patients par étudiant, et ont rempli les dossiers nécessaires.
« Quand je suis arrivé à Cap-Haïtien, j’étais stressé, car je n’avais pas vu de patient depuis très longtemps. À la fin de mon séjour, j’ai réalisé que même si je dois m’améliorer sur certains aspects, je suis prêt », a affirmé un des étudiants dans le sondage post-clinique. « Le stress que je ressentais à l’idée d’obtenir mon diplôme a complètement disparu et je sais maintenant que je suis fait pour être optométriste. »
Le passage des étudiants à la clinique a également renforcé l’incidence que les optométristes peuvent avoir sur la vie de leurs patients. Que ce soit en aidant un patient à soulager une douleur insoutenable grâce à des médicaments pour atténuer la pression oculaire ou en diagnostiquant un bébé de quatre mois avec des cataractes au lieu d’un rétinoblastome, il est indéniable que des vies ont été transformées. En ayant la possibilité de prescrire des lunettes, les étudiants ont vu qu’ils peuvent faire une différence positive grâce aux soins de la vue.
« Dans la première clinique, j’ai vu quel est le travail d’un optométriste », fait remarquer un autre étudiant. « Dans la deuxième clinique, j’ai vu ce que je peux faire en tant qu’optométriste. Merci à tous ceux qui ont consacré du temps et des efforts pour rendre cette clinique possible. »
L’École d’optométrie en Haïti est actuellement soutenue par un consortium international appuyé par Optometry Giving Sight et composé de l’Université de Montréal, la Brien Holden Foundation et l’Université d’état d’Haïti.
Pour aider les étudiants en optométrie actuels et à venir en Haïti et ailleurs dans le monde, cliquez-ici.
Les photos sont une gracieuseté de VOSH/International.

Avec l’appui de WestGroupe et Carl Zeiss Vision Canada, deux entreprises reconnues comme partenaires platine canadiennes d’Optometry Giving Sight, nous avons réussi à financer des projets essentiels dans des régions du monde où les gens ont un accès limité ou inexistant aux soins de la vue. Ce financement a servi à fournir l’équipement nécessaire pour des étudiants en optométrie au Malawi, établir une école d’optométrie au Vietnam et aider les personnes dans les collectivités mal desservies du Canada à recevoir un examen de la vue et des lunettes.
Nous sommes heureux d’annoncer la nomination de Nikki Earich au poste de directrice du développement pour l’Amérique du Nord. Dans son nouveau poste, Mme Earich aura la responsabilité de développer et de gérer les initiatives de collecte de fonds de l’organisation, tout en établissant et en renforçant des partenariats avec les cliniques optométriques, les professionnels des soins de la vue et d’autres intervenants clés du secteur.


Il y a environ un an, Alisha a commencé à éprouver des problèmes de vision. En raison des difficultés financières de sa famille, Alisha n’en a pas parlé. Sa vision faiblissante a entraîné la chute de ses résultats scolaires. Sa mère et son grand-père se sont aperçus de ses problèmes, mais comme ils n’avaient pas d’argent pour le transport en autobus vers l’hôpital, ils étaient incapables de faire traiter l’hypermétropie d’Alisha.
porteuse de vision leur offrent gratuitement des lunettes qui les aident à mieux voir », a indiqué la Dre Eustaquio, qui travaille dans le train-clinique.